J’ai lu La Serpe, de Philippe Jaenada

Je viens de passer un mois avec La Serpe. Plus de 600 pages, tout de même.

Qu’est-ce qui m’a portée, au point de passer tous mes moments de temps libre à avancer dans ma lecture ?

La polyphonie à une voix:

L’auteur réussit, grâce à ses digressions, à tisser plusieurs récits en un. Les fils qui semblent au début emmêlés, finissent par trouver chacun leur place dans la broderie.

Une intrigue à deux entrées :

On ne saura jamais vraiment ce qui s’est passé dans le château où ont eu lieu les crimes. Mais on a envie d’adopter la vision documentée de l’auteur.

Le sordide?

Pourquoi j’ai vu quasiment tous les épisodes de Faites entrer l’accusé ?

Parce que voir les noirceurs des comportements des autres nous rassure sur nos ombres et nos lumières?

Sans doute un peu de tout ça.

Je termine cet article six mois après l’avoir commencé et je suis toujours aussi imprimée du style de l’auteur et de l’intrigue. Un roman à lire absolument.