Je lis… La fin de Mame Baby, Gaël Octavia

… Ceci est un article en construction, en évolution, en cours.

Il n’aura donc, contrairement à mes précédents articles, auxquels j’essaie de donner une forme cohérente, sans doute pas de queue, mais sans doute de la tête, mes réflexions en cours, et surtout du coeur, ces coups de poings qui rythment ma lecture.


Quand elle est seule, elle ne sait jamais quelle heure il est. Aucun objet pourvu d’un balancier ne vient faire concurrence à son fauteuil. Elle pourrait se contenter de compter le temps en restant assise dans son rocking-chair. Ce serait son temps approximatif de femme assise.  Son temps de femme seule.

J’aime la caractérisation du personnage de Mariette. En quelques mots, on sent la force et la fragilité de cette femme qui fut sans doute doubout et qui est maintenant assise. Assise, mais pas immobile, grâce à ce rocking-chair qui la décrit mieux que n’importe quel attribut physique.

Autre caractérisation du personnage de Mariette.

(…),Mariette cherchait à se marier. Elle croyait que se marier était dans l’ordre des choses. C’était ce qu’on lui avait appris. Sans doute avait-on souligné que, dans la vie, on était la fille de quelqu’un puis la femme de quelqu’un, parce qu’il y avait deux mots pour désigner le garçon et le fils, mais un seul pour la fille, de même que deux mots distinguaient l’homme et le mari, tandis que la femme n’en avait qu’un.

Plus j’avance dans la lecture de ce roman, plus la maîtrise d’écriture de l’auteure se manifeste. Changements de points de vue, analepses, changement de personne dans la narration: ces glissements s’opèrent naturellement.