(Mais pourquoi ai-je relu) Sense and Sensibility, Jane Austen

Je ne me souviens plus bien ce qui m’a poussée à me lancer dans la relecture de Sense and Sensibility. Ça m’a prise un jour, comme ça, sans crier gare. Sur le moment, ça m’a paru être une bonne idée.

D’ailleurs, j’étais plutôt enthousiaste, au début, il faut le dire, et cela se reflète dans le billet 20 lignes pour découvrir que j’avais rédigé il y a quelques semaines.

Il y a quelques semaines, oui…. Parce qu’autant il y a quelques rebondissements dans Pride and Prejudice, autant il ne se passe RIEN, dans Sense and Sensibility. En fait, Raison et Sentiments, c’est l’ultime attente, pour le lecteur comme pour les personnages principaux.

 

Attention SPOILER:( c’est d’autant plus important de le mentionner qu’il ne faudrait pas que le peu de plaisir que vous pourriez tirer de l’intrigue se retrouve inopinément gâché par un manque d’avertissement)

Résumé subjectif:

Les sœurs Dashwood se retrouvent gentiment priées de déguerpir de chez elles à la mort de leur père par leur frère, qui hérite de la propriété familiale. Heureusement, elles vont pouvoir bénéficier de la générosité/ pitié d’un lointain cousin, et aller s’installer dans un cottage dans un autre comté. 

Il ne leur reste plus qu’à espérer la venue d’un prince charmant, enfin peu importe qu’il soit charmant, pourvu qu’il soit surtout assez fortuné, et doté de bon sens. (Le roman s’appelle quand même RAISON et sentiments).

 

Je ne me dédierai pas, j’aime beaucoup le style d’Austen. L’écriture est maîtrisée, économique, et l’ironie affleure à des moments parfois inattendus. Mais j’ai eu tendance à espacer de plus en plus mes lectures et à contrôler frénétiquement le nombre de minutes de lectures restantes en bas de pages ( salut à toi co-lecteur.trice sur liseuse). Ma liseuse a souvent eu la fâcheuse tendance de venir cogner ma tête après quelques minutes de lecture. Et, avouons-le — on est en tout petit comité — j’ai soupiré de plaisir en lisant « The end » alors que mon appareil m’indiquait encore 15 minutes d’efforts.

Je mesure le trajet parcouru entre mes deux lectures. J’en gardais un souvenir de personnages admirables, droits et élégants dans leur personnalité. Ma lecture actuelle m’a souvent mise en colère (un peu): j’assistai à la description d’une société patriarcale où les femmes d’une certaine classe sociale ne pouvaient avoir pour projet que d’être suffisamment douées (par leur beauté, leur fortune, leur droiture morale) pour attirer un mari dans leurs filets.

Je me rappelle aussi avoir été transportée par l’adaptation cinématographique de Ang Lee. Le simple visionnage de la bande annonce du film me laisse perplexe sur ce que j’y ai trouvé de si enthousiasmant.

 

Chère lectrice, cher lecteur, as-tu lu Sense and Sensibility?

L’as-tu aimé, l’as-tu honni?

Saurais-tu me dire pourquoi, en quelques mots choisis?