20 lignes pour découvrir… Pas pleurer Lydie Salvayre

Ces vingt lignes d’incipit ne sont pas vraiment une découverte. En les (re-) lisant, je m’aperçois que leur sonorité n’est pas complètement nouvelle à mon oreille, et je crois bien me souvenir un peu de ce qui vient ensuite.

Je l’avais oublié, mais j’avais déjà lu un extrait de ce roman sur liseuse, grâce à la possibilité qu’offre Amazon de télécharger les premières pages de certains ouvrages.

(Re-) découverte encore une fois, donc.

Tout d’abord, l’objet livre lui-même. J’ai peu l’habitude de lire en grand format. Je lis surtout en poche, ou désormais, sur liseuse. Et je dois dire que cette édition Seuil, toute bordée de rouge, aux caractères généreux sur la page, a un confort de lecture certain.

pas_pleurer 20 lignes

 

Mes impressions après 20 lignes:

Dès le début du texte, je sens que je vais l’aimer.

La cadence, déjà. L’incipit alterne phrases longues et phrases courtes. Les répétitions qui glissent d’une phrase sur l’autre sont comme une scansion, voire une incantation, qui mime les prières d’une Eglise pour mieux l’attaquer. L’apparition comme par explosion d’expressions populaires viennent bousculer le lecteur. Le présent nous happe dans l’histoire et crée une immédiateté.

Je suis intriguée par le genre du texte. Que suis-je en train de lire: une fiction? Mais que fait alors Bernanos ici? Les informations biographiques qui sont mentionnées sont-elles véridiques? Ou bien s’agit-il de fiction?

 

Qu’en dites-vous? Avez-vous la même lecture de cet incipit? Ou au contraire vous laisse-t-il de marbre?